Are you entitled to a trial in French? Avez-vous le droit de demander un procès en français?

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Court
Law
05/30/2017

In Canada, an accused in a criminal matter has the right to a trial in whichever of Canada’s two official languages is their language. The B.C. Provincial Court provides criminal trials in French or in both official languages for French-speaking accused persons. This week’s eNews explains the law governing French trials, and how they work in British Columbia.

Are you entitled to a trial in French in BC?

In BC, an accused in a criminal matter has an absolute right to a trial in either official language. This is found in Criminal Code section 530.

That section allows for trials in English, French or in both languages. When the trial is conducted in French, the judge, lawyers and accused all speak French during the trial. If a witness must give testimony in a language other than French, that testimony is translated into French for the accused.

When the trial is conducted in both languages; the lawyers, the accused and the judge may speak in either official language and change from one language to the other at will.

The Judge must make an order for a French trial or for a bilingual trial if a French-speaking accused so applies.

The question of whether an accused is French-speaking is a question only the accused can answer. An accused may ask for a French trial even if the accused speaks fluent English so long as the accused has the ability to properly conduct a trial in French.

Even if the accused does not ask for a French trial, the judge before whom the accused is to be tried may order a French or bilingual trial if it is in the interests of justice to do so.

The Criminal Code makes clear that all accused persons must be advised of their right to a French-language trial on their first appearance. The accused does not have to tell the court that he or she speaks French, rather the judge should ask.

If a trial is started in French but it becomes clear to the judge that the trial should be bilingual, the Judge can order that the trial continue in both languages rather than just in French. However, the Criminal Code does not allow for a judge to convert a French trial into an English trial unless the judge first converts the trial to a bilingual one.

There is no right to have your Family Law trial or your Small Claims trial held in French. That right applies only to criminal trials. Further, that right applies only to trials, not to bail hearings or other applications that may be made during the criminal process ahead of trial.

The Provincial Court of British Columbia currently has four bilingual judges who preside over French or bilingual trials. They make a special effort to maintain language fluency by attending annual national courses designed specifically for judges, by taking courses regularly from local tutors, and by reading and listening to media in French.

French trials aren’t common in British Columbia, but each judge may preside in French a few times each year.

Avez-vous le droit de demander que votre procès se déroule en français en Colombie-Britannique?

En C-B, un accusé dans un procès pénal a tout-à-fait le droit de le demander dans une des deux langues officielles (réf. : Code Criminel article 530).

En vertu de cet article, les procès en anglais, en français ou dans les deux langues sont autorisés. Pour un procès en français, les avocats, le juge et l’accusé parlent français ; tous parlent français durant le procès. Les témoins peuvent témoigner dans leur propre langue et leur témoignage sera interprété.

Si le procès se déroule dans les deux langues, les avocats, le juge et l’accusé ont le choix de parler une des deux langues officielles et de changer d’une langue à l’autre.

Le juge doit rendre une ordonnance pour un procès en français ou dans les deux langues si l’accusé de langue française, le demande.

Seul l’accusé peut choisir sa langue. Un accusé peut demander que son procès ait lieu en français même s’il parle parfaitement anglais, tant qu’il peut comprendre le déroulement et s’exprimer en français.

Le juge peut rendre une ordonnance pour un procès en français, ou bilingue, selon les intérêts de la justice.

Le code criminel précise que toute personne accusée doit être avertie de ses droits pour un procès en français, et ce, dès la première comparution. L’accusé n’est pas obligé de faire savoir à la cour qu’il parle français puisque c’est au juge de lui demander.

Si un procès commence en français mais qu’il devient évident que le procès devrait avoir lieu dans les deux langues, le juge peut ordonner que le procès soit bilingue. Il est à noter que le code criminel ne permet en aucun cas au juge de changer un procès du français à l’anglais sauf s’il a déjà ordonné un procès bilingue.

Il n’est pas permis d’avoir un procès en français pour les affaires familiales ou les petites créances en C-B. Ce droit ne s’applique que pour les procès en pénal, seulement pour les procès et non pour les demandes de libérations conditionnelles ou autres demandes qui peuvent précéder le procès.

Dans la cour provinciale de la Colombie-Britannique il y a, aujourd’hui, quatre juges bilingues qui président des procès en français ou dans les deux langues. Ils s’efforcent d’entretenir leur niveau linguistique en suivant chaque année des cours spéciaux pour juges, en prenant régulièrement des cours de professeurs locaux et aussi en lisant et en écoutant les médias français.

Les procès en français sont rares en C-B mais il se peut que les juges président en français quelques fois par an.